Canada Année du Serpent 2013

Canada Année du Serpent 2013

Canada Année du Serpent 2013

Canada Année Du Serpent 2013 sur enveloppe, Premier Jour FDC TORONTO

Les Canadiens d'origine chinoise constituent l’une des plus grands groupes ethniques au pays. Lors du recensement de 2016, 1,8 millions de personnes ont déclaré une ascendance ethnique chinoise. Malgré le rôle important des Sino-Canadiens dans l’économie canadienne, notamment dans la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique, beaucoup de Canadiens d’origine européenne ont été traditionnellement hostiles à l’immigration chinoise. De 1885 à 1923, l’immigration chinoise au Canada a été limitée par une taxe d’entrée prohibitive et, entre 1923 et 1947, elle est tout à fait interdite.

Depuis 1900, les Sino-Canadiens se sont essentiellement installés dans les zones urbaines, en particulier à Vancouver et Toronto (voir aussi Quartier chinois de Montréal). Ils ont apporté une contribution à chacun des domaines de la société canadienne, de la littérature à la religion, en passant par les sports, la politique, les droits civiques, la musique, le cinéma, l’économie, la philanthropie et l’éducation.

Vagues d’immigration
En 1788, les premiers Chinois à s’installer au Canada sont 50 artisans qui accompagnent le capitaine John Meares. Ils ont pour tâche de construire un poste de traite, de favoriser l’expansion du commerce des peaux de loutres de mer entre Guangzhou, en Chine, et Nootka Sound, en Colombie-Britannique. Les Espagnols, qui tentent d’établir un monopole sur la côte ouest, expulsent le capitaine Meares, laissant beaucoup de ces Chinois s’installer dans la région. Certains épousent des Autochtones.

En 1858, des Chinois de San Francisco viennent s’installer dans la vallée du fleuve Fraser pour prospecter l’or. Barkerville, en Colombie-Britannique, devient la première communauté chinoise du Canada. En 1860, la population chinoise de l’île de Vancouver et de la Colombie-Britannique est estimée à près de 7 000. Elle est en grande partie composée d’immigrants chinois provenant de zones rurales du sud de la Chine et qui participent, dans d’effroyables conditions, à la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique (CP). De 1880 à 1885, 15 000 travailleurs d’origine chinoise construisent le tronçon du chemin de fer en Colombie-Britannique; plus de 600 d’entre eux périssent en raison des conditions de travail particulièrement difficiles. Grâce au chemin de fer transcanadien, les communautés chinoises bourgeonnent à travers le pays.

Au tournant du 20e siècle, 17 312 Chinois sont établis au Canada. De 1988 à 1993, 166 487 immigrants arrivent de Hong Kong et s’installent essentiellement en Ontario (50,57 %) et en Colombie-Britannique (26,7 %). D’ailleurs, en 2001, 82 % des personnes d’origine chinoise vivent dans une de ces deux provinces. Comme l’indique le recensement de 2011, 1 324 700 personnes d’ascendance chinoise vivent au Canada.

Émigration et ses origines
Au 19e siècle, la guerre et la rébellion en Chine forcent de nombreux paysans et travailleurs à chercher leur moyen de subsistance ailleurs. La pauvreté des campagnes et les crises politiques chinoises occasionnées par la première guerre de l’opium (1839-1842) et la rébellion de Taiping menée par les Hakkas (1850‑1864) stimulent l’émigration chinoise. Les immigrants chinois viennent en majorité des quatre districts ou comtés du delta de la rivière des Perles (Tai Shan, Xin Hui, Kai Ping, En Ping) dans la province du Guangdong, entre Guangzhou et Hong Kong. Dans ces régions, il est alors courant de voir les paysans partir chercher du travail outre-mer, envoyer de l’argent à la parenté restée en Chine et, finalement, retourner au pays si possible.

Les principales périodes d’immigration chinoise, de 1858 à 1923 et depuis 1947, correspondent aux fluctuations de la politique d’immigration canadienne. À partir de 1885, les immigrants chinois doivent verser une taxe d’entrée, ou taxe individuelle, pour être admis au Canada. Les Chinois sont le seul groupe ethnique à payer une taxe d’immigration au Canada. En 1900, en réaction à l’agitation qui règne en Colombie-Britannique, le gouvernement libéral resserre les conditions d’immigration pour les Asiatiques en augmentant la taxe individuelle de 50 $ à 100 $. Les politiciens de la province accueillent cette décision avec colère, car ils souhaitent élever la taxe à 500 $. En 1902, le gouvernement fédéral nomme la Commission royale sur l’immigration chinoise et japonaise. Celle-ci conclut que les Asiatiques ne sont pas dignes de la citoyenneté entière, qu’ils sont nuisibles à une collectivité libre, et dangereux pour l’État.

En 1903, le Parlement adopte une loi qui porte la taxe individuelle à 500 $. Durant l’année financière qui suit, le nombre de Chinois qui s’acquittent de cette taxe passe de 4 719 à 8. Peu après, l’immigration chinoise augmente et, le 1er juillet 1923, depuis lors connue comme la « Fête de l’humiliation » pour les Sino-Canadiens, la Loi de l’immigration chinoise est remplacée par une autre loi portant le même nom, qui interrompt pratiquement l’immigration chinoise. La nouvelle loi interdit aux immigrants chinois, y compris aux citoyens britanniques d’origine chinoise, d’entrer au Canada, à l’exception des gens d’affaires, des diplomates et des étudiants.

Étant donné que la taxe individuelle, trop élevée, ne permet pas la venue d’épouses et de parents âgés, les hommes viennent généralement seuls et vivent en célibataires au Canada. En 1931, parmi les 46 519 Chinois, on ne compte que 3 648 femmes. À la fin des années 1920, on estime qu’il n’y a que cinq Chinoises mariées à Calgary et six à Edmonton.

Depuis l’abrogation de cette loi discriminatoire en 1947, les immigrants sont généralement accompagnés de leurs familles, la majorité venant de Hong Kong, de Taiwan et de la République populaire de Chine. D’autres immigrants chinois arrivent d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-Est, d’Afrique du Sud, des Antilles et d’Amérique du Sud. Les membres de ces différentes communautés parlent anglais et mandarin, fou-kien ou cantonais. Ils sont instruits et possèdent souvent des ressources financières et des compétences professionnelles.

Modes de peuplement
Depuis 1900, les Sino-Canadiens tendent à s’établir en milieu urbain et sont maintenant concentrés dans les grandes villes. Contrairement au stéréotype des quartiers chinois, « ghettos surpeuplés », ces communautés constituées aux 19e et 20e siècles accordent une place importante à la famille et aux affaires. Elles constituent le cœur du Canada chinois et un bastion pour se protéger du climat raciste et hostile environnant (voir aussi Quartier chinois de Montréal). Plus particulièrement, durant la période d’exclusion (1923-1947), le quartier chinois de Vancouver devient une destination économique et sociale prospère et le foyer de nombreux Chinois sur la côte ouest.

À Vancouver, jusque vers 1930, des clauses restrictives empêchent les Chinois d’acquérir des propriétés hors du quartier chinois. Durant les années 1880, une grande majorité des Sino-Canadiens vivent en Colombie-Britannique, et près de la moitié d’entre eux habitent encore la côte ouest dans les années 1940. Même si les communautés chinoises se développent rapidement dans d’autres centres urbains, 70 % des Sino-Canadiens vivent encore à Toronto et à Vancouver en 2006.

Vie économique et financière
À leur arrivée en Colombie-Britannique, les immigrants chinois occupent divers emplois. Certains travaillent dans les champs aurifères, souvent exploitant des concessions abandonnées. D’autres sont cuisiniers, blanchisseurs, routiers, domestiques, marchands ou offrent leurs services aux communautés minières. De 1880 à 1885, les ouvriers sino-canadiens travaillent surtout à la construction du chemin de fer. Durant les 40 années suivantes, des Chinois participent au travail exténuant qui accompagne l’industrialisation de l’économie. Spécialisés ou semi-spécialisés, ils travaillent dans des scieries et des conserveries de la Colombie-Britannique, tandis que d’autres deviennent maraîchers, épiciers, colporteurs, commerçants ou restaurateurs.....

(source https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/sino-canadiens#:~:text=Les%20Canadiens%20d'origine%20chinoise,d%C3%A9clar%C3%A9%20une%20ascendance%20ethnique%20chinoise.)

patrice

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