Chine Nouvel An chinois 2001 feuillet

Chine Nouvel An chinois 2001 feuillet

Chine Nouvel An chinois 2001 feuillet

2001, l’année du serpent

Après l’année du dragon, le calendrier asiatique nous présente l’année du serpent. Le Nouvel An a déjà commencé en Chine et au Vietnam le 24 janvier, pour se terminer le 22 février 2002, tandis qu’au Laos et au Cambodge, le Nouvel An a débuté le 14 avril 2001. C’est donc sous le signe du serpent que nous ouvrons ce chapitre d’une thématique saisissante. Si en Occident les serpents n’ont pas une bonne réputation (on se souvient du rôle ambigu tenu par le serpent du Paradis), en Asie il n’en est pas de même ; le serpent représente une grande sagesse, doté d’un magnétisme et d’un charme remarquables. Nous allons passer en revue diverses légendes dans les pays asiatiques racontées sur ce reptile charmeur. Selon une légende en Asie, la race humaine fut créée par Nû Gua, une déesse au corps de serpent, descendue sur Terre pour y vivre ; cette déesse vivait toute seule et s’ennuyait énormément ; alors, pour avoir un compagnon, elle modela un peu de terre et créa le premier humain qui prit vie lorsqu’elle le posa sur le sol. Nû Gua façonna ensuite toute une foule humaine. Comment ne pas remarquer l’analogie entre cette légende et la création selon la Bible ? La légende de Nû Gua n’est peut-être pas étrangère au culte du serpent qui était autrefois très répandu en Chine, surtout le long des fleuves car les dieux des fleuves étaient souvent représentés sous forme de serpents (au Laos, le dieu du fleuve était un nagâ, un animal mythique vivant dans l’eau. Il est représenté sur plusieurs timbres-poste notamment une série de deux timbres-poste qui vient d’être mise en circulation le 1er avril 2001 par les Postes du Laos. Selon la légende, chaque serpent de mer exigeait chaque année, à une date précise, le sacrifice d’une jeune fille. Heureusement qu’un jour, un vaillant héros, dissimulé sous des vêtements de femme, parvint à tuer le serpent (à comparer avec le mythe de saint Georges terrassant le dragon). Selon la légende, Vishnou, un des dieux de la divine trinité indienne (avec Brahma et Shiva), aimait se détendre majestueusement sur un serpent déroulé, sous le dais des têtes déployées de l’animal. De même on raconte qu’un violent orage s’abattit sur Bouddha pendant sa méditation ; aussitôt un cobra s’approcha de lui et déploya ses neuf têtes en guise de parapluie, permettant ainsi à Bouddha de poursuivre sa méditation, sans être dérangé... À Taïwan, on mange beaucoup de serpents car, dit-on, sa chair est bonne pour les yeux. D’autre part, son foie est un médicament très recherché. En revanche, sa graisse est très dangereuse car elle fait perdre les pouvoirs sexuels de l’homme. Quant à la peau du serpent, il faut la conserver soigneusement car elle est gage de richesse. C’est peut-être une des raisons pour laquelle les porte-monnaie sont parfois réalisés avec la peau de ce reptile. Thématique des reptiles Du point de vue philatélique, la première année du serpent à être commémorée est celle du serpent de l’eau, qui a eu lieu du 14 février 1953 au 3 février 1954, avec l’émission par le Japon d’un timbre-poste spécial commémoratif avec son feuillet. Une autre année intéressante pour la philatélie, c’est l’année du serpent de bois qui s’est déroulée du 21 février 1965 au 21 janvier 1966. Elle a fait l’objet d’une émission japonaise d’un feuillet accompagné du timbre ; en Corée du Sud également, le serpent de bois a eu droit à une série de trois timbres-poste et de trois blocs. Cette thématique est d’autant plus riche en timbres qu’en thèmes : du 18 février 1977 au 26 février 1978, on célèbre le serpent de feu. Hong Kong enrichit cette thématique par une série de deux timbres-poste. Le Japon a émis un timbre et un bloc, tandis que Taïwan a illustré un serpent mécanique sur deux timbres. Du 6 février 1989 au 26 janvier 1990, c’est l’année du serpent de terre. La Chine populaire a réalisé une très belle carte maximum et un feuillet à l’occasion d’un concours pour désigner le plus beau timbre de l’année, tandis que Macao a émis un timbre et un carnet de cinq timbres-poste non dentelés seulement sur les parties latérales. Hong Kong a également mis en circulation cette année-là une pléiade de timbres avec quatre timbres-poste, un bloc et des vignettes autocollantes. On ne peut manquer de le signaler, cette série de douze timbres-poste illustrant les douze animaux du zodiac asiatique. Le serpent de Mongolie représente un serpent associé à la navette spatiale soviétique Mars 1 ; celui des Antilles néerlandaises montre l’animal avec son idéogramme chinois et les pièces du tangram. Et pour clore cette thématique, deux jolis timbres du Laos illustrent des reptiles de toutes les couleurs, de quoi vous piquer le souffle. Le natif du serpent Le natif du serpent est doté d’un charme remarquable et d’un grand magnétisme. Très réfléchi, il possède une grande sagesse pouvant aller jusqu’au mysticisme. Penseur profond, doté d’une énorme capacité d’intuition, il peut être un intellectuel de grande valeur. Il excelle notamment dans la recherche scientifique, les progrès technologiques et les inventions. Il vit intensément, mais parfois de manière dangereuse. Il est renommé pour être infidèle, mais cette réputation, souvent infondée, dérive du fait qu’il est très sensuel. Puisque le millésime de l’année se termine par 1, l’élément qui lui est associé est le métal. Mais les Chinois utilisent le même idéogramme pour caractériser le métal et l’or. Comme ce dernier est beaucoup plus noble et riche, ils préfèrent parler du serpent d’or. Le serpent d’or révèle une forte tendance au secret, à l’isolement émotif, à l’intrigue. Il est extrêmement sûr de lui et poursuit un seul but : son succès. Malgré son tempérament autoritaire et un peu intolérant, il sait être généreux avec les autres et peut créer de bons rapports de travail, même si ces derniers sont toujours troublés par sont excessive méfiance. Nul doute, cette année encore, les différentes administrations postales feront preuve d’imagination pour nous abreuver de serpents, même si dans certains pays l’influence asiatique est relativement insignifiante. En Nouvelle-Calédonie, l’année du serpent a donné l’idée de mettre en circulation un bloc-feuillet illustrant deux timbres dentelés et un timbre de grand format 36 x 48 mm. L’illustration du timbre pourrait être sujet à critique puisqu’il s’agit d’un serpent femelle habillée en reine et un autre serpent, sans doute le mâle, dressé avec toute docilité. Le bloc a pour format horizontal 130 x 90 mm et une valeur faciale de 140 CFP, soit 7.70 FF. Le timbre de grand format horizontal doté d’une valeur faciale de 100 CFP, soit 5.50 FF , a été dessiné par J. P. Veret Lemarinier. Ils ont été mis en circulation le 15 février 2001. Mais la grande vedette de cette thématique du serpent est le tout récent timbre-poste émis à l’occasion du jumelage entre le Brésil et la Chine. Le timbre-poste illustrant un serpent doré sur fond rouge a été émis par les deux administrations postales le 24 janvier 2001. Parallèlement et à l’occasion du centenaire de la fondation de l’Institut de recherche brésilien intitulé «Butantan», un bloc feuillet illustrant 8 timbres-poste, 4 reptiles et 4 autres insectes, tous venimeux, a été mis en circulation par les Postes brésiliennes. Le premier docteur à avoir réalisé des travaux de recherche sur des médicaments à base de reptile est le docteur Vital Brazil. Les Brésiliens en sont fiers, d’où la réalisation de cette série commémorative.
(source: https://www.lorientlejour.com/article/346677/Philatelie_-_2001%252C_l%2527annee_du_serpent.html)

patrice

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