France pneumatique de 1944 timbre au type Mercure

France pneumatique de 1944  timbre au type Mercure

France pneumatique de 1944 timbre au type Mercure

Le caducée est une baguette ou verge de laurier ou d' olivier surmontée de deux ailes et autour de laquelle s'enlacent deux serpents.
Le caducée est l'attribut de Mercure.
Selon la mythologie, Mercure rencontra un jour deux serpents en train de se battre. Il les sépara avec la baguette autour de laquelle ils se réunirent. Ce caducée ainsi formé devint alors le symbole de la paix.
Il symbolise aussi le commerce et également la médecine.
Ce bâton couvert de velours et fleurdelisé était porté par le roi d'armes ou le héraut d'armes lors des grandes cérémonies.
Les baguettes de héraut formées d'un bâton d'olivier orné de guirlandes s'appellent également caducées.
(source: https://www.meubliz.com/definition/caducee/)

LETTRE DE 1944
Lettre du Bureau de poste n°68 boulevard Rochechouart, reconnaissable au Timbre à Date spécifique au bureau de pneumatique. Elle est transférée pour distribution au Bureau n°59 rue de Bagnolet notifié en bleu.
Pour es lettres "Pneumatique", une notification était obligatoire en haut à gauche. Elle pouvait être manuscrite ou réalisée avec un cachet privé.
L'empreinte rectangulaire est classique sur tous les pneumatiques.

Deux types de Timbre à Date Pneumatique sont utilisés : le 1er est émis en 1901 et le 2ème en 1904, cette version sera définitive. Les cachets de notre lettre sont du 2ème type.

Cette lettre est affranchie au tarif de 7g du 12.07/1937, c'est à dire 2,00francs.

Histoire des lettres pneumatiques

Les débuts du pneumatique sont liés à l'essor de la télégraphie électrique, sous le Second Empire dont le nombre de stations passe de 17 à 2200 entre 1851 et 18673. Ceci entraîne une saturation des lignes télégraphiques de la capitale française que les services du télégraphe tentent de surmonter en organisant des navettes à cheval partant toutes les quinze minutes entre les deux points névralgiques du système parisien, la station centrale de la rue de Grenelle et la place de la Bourse. Les résultats sont peu satisfaisants en raison de l'intense circulation routière parisienne. C'est dans ce contexte que l'on va commencer à utiliser le tube pneumatique pour relier les stations du télégraphe de Paris.

Dès 1853, c'est cette solution qui est retenue par Josiah Latimer Clark pour relier la bourse de Londres à la station centrale de la Compagnie de télégraphie électrique sur une distance de 200m. Un dispositif similaire est établi en 1865 à Berlin entre la station centrale du télégraphe et la Bourse.

En 1852, Ambroise Ador, l'un des inventeurs du tube pneumatique procède à des essais au Parc Monceau en transportant des petits colis par air comprimé6. En 1854, un autre inventeur français, Antoine Galy-Cazalat reproduit cette expérience et dépose un brevet pour le transport des dépêches par pression de l’air.

Une première ligne de 1 050 m est ouverte en décembre 1866 pour relier le Grand-Hôtel situé au no 12, Boulevard des Capucines8 au central télégraphique de Paris-Bourse, rue Feydeau. Le dispositif est constitué d'un tube d'acier de 65 mm de diamètre intérieur posé en tranchée à 1 m de profondeur. Il s'agit alors de faciliter les communications de la riche clientèle de l'hôtel. Les clients rédigent leurs messages sur des formulaires qu'un employé spécial, le tubiste, roule dans les curseurs avant de les expédier par le tube au central télégraphique. Là, les messages sont remis à un télégraphiste qui les transmet en code (Morse, Baudot) vers n'importe quelle ville de France ou les capitales étrangères. Les réponses parviennent par le même chemin, dans l'autre sens, un poste d'air comprimé étant placé à chaque extrémité du tube.

En 1867, on étend ce tronçon en constituant un hexagone qui crée un circuit unidirectionnel entre les centres télégraphiques de la place de la Bourse et du 103 rue de Grenelle. La ligne est composée de tubes de fer de 65 mm de diamètre intérieur assemblés par des joints à brides. On admet des courbes de 5 à 20 mètres de rayon. Le circuit passe par la place du Théâtre-Français et la rue des Saints-Pères dans le sens Bourse - Grenelle. Le retour s'effectue via la rue Boissy-d'Anglas dans le 8e arrondissement. Tous les quarts d'heure, un « train omnibus » de curseurs effectue le circuit complet en 12 minutes. Le déploiement du réseau est facilité par l'utilisation des égouts des Paris aménagés par Eugène Belgrand à partir de 1854. C'est cette trame souterraine facilitant l'accès aux tubes lorsque des réparations doivent être effectuées qui permettra le développement subséquent de la poste pneumatique.

Durant les décennies suivantes, des circuits polygonaux simples sont greffés à ce noyau originel tandis que celui-ci est doublé dès 1872, permettant une circulation bidirectionne entre le central télégraphique et la place de la Bourse. Cependant, le réseau reste pendant cette période dans les limites de l'ancien mur des Fermiers généraux soit grosso modo les arrondissements intérieurs.

Ouverture au public et extension

La fusion le 5 février 1879 de la Poste et du Télégraphe, l'un dépendant jusqu'alors du ministère des Finances et l'autre de celui de l'Intérieur est le prélude annonçant le développement du service. Un décret entré en application le 1er mai 1879 ouvre le système aux particuliers. Désormais la gestion postale du réseau revient à la Poste tandis que son entretien technique revient aux Télégraphes qui deviendront plus tard les Télécommunications.

Contrairement au télégraphe, la longueur des messages n'a pas d'incidence sur la vitesse de transmission. Aussi la tarification mise en place en 1879 est fixe pour les messages envoyés par tube, bien que le système soit administré par les Télégraphes et que les messages ainsi envoyés sont officiellement considéré comme des télégrammes. Les messages doivent être rédigés sur des formulaires préaffranchis, les entiers postaux surnommé « petits bleus » en raison de leur couleur. Les plis doivent ensuite être déposés dans de petites boites placées à côté des boîtes aux lettres destinées au courrier postal. On peut aussi les déposer au guichet des télégraphes ou dans des boîtes placées à l'arrière des tramways qui sont ouvertes lorsque le tram arrive à son terminus. Une fois inséré dans le système, le message arrive au bureau le plus proche de son destinataire final et est ensuite acheminé à celui-ci par coursier. Selon les trajets, le message doit souvent transiter par des bureaux intermédiaires où il est aiguillé. À chaque aiguillage, il reçoit un coup de tampon horodaté, ce qui permet ensuite de déterminer son trajet1.

En 1881, il est décidé d'étendre en quatre étapes le réseau à l'ensemble de la capitale. En février 1882, le 16e arrondissement et une partie des 17e et 18e sont couverts. Dès le 1er avril 1883, le réseau est étendu au reste du 17e et du 18e ainsi qu'à une partie du 19e. À partir du 1er février 1884, le reste du 19e ainsi que le 12e et le 20e et enfin, le 15 décembre 1884, le reste du 15e, le 13e et le 14e.

Les curseurs se déplacent à la vitesse de 400 m/min (soit 24 km/h, environ 6,5 m/s) dans les tubes sous l'action de hautes ou basses pressions produites dans huit usines appelées ateliers de force motrice, ceux mis en service en 1879 à Breteuil, Forest, Valmy, Poliveau et Saint-Sabin, auxquels ont rajoutera Lauriston et Pajol en 1881. Des conduites en fonte distribuent la pression et le vide à quatorze bureaux de poste dits « centres de forces » interconnectés qui sont le point de départ des lignes radiales. Si la pression et le vide sont faibles, les débits sont importants et les pompes, à piston, de grandes dimensions. À l'origine actionnées par d'imposantes machines à vapeur, dont celle de l'Hôtel des Postes qui sera utilisée jusqu'en 1947. Les curseurs sont expédiés des bureaux centres de forces par la pression et y sont ramenés par le vide. Les lignes sont composées d'une double conduite la plupart du temps en acier, une pour chaque sens (centrifuge et centripète), de diamètre 65 mm ou 80 mm, et desservent chacune de trois à quatre bureaux intermédiaires.

En 1907, les P&T étendent le service du pneumatique à certaines communes de Seine et Seine-et-Oise sans pour autant modifier le réseau de tubes. Des « facteurs cyclistes spéciaux » sont affectés aux terminus des lignes et chargés de délivrer les petits bleus à leurs destinataires en banlieue. (source wikipedia) A suivre sur le site wikipedia.

patrice

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