Le serpent symbole pharmaceutique

Le serpent symbole pharmaceutique

Le serpent symbole pharmaceutique

Le caducée, attribut d’Hermès (Mercure), représente deux serpents autour d’une baguette, comme pour unir la dualité dans l’équilibre. Les deux courants cosmiques contraires s’enroulent en spirale autour de l’axe du monde, ou arbre de vie.

Les serpents sont donc à la fois positifs et négatifs, bien et mal, jour et nuit, ciel et terre. Ils s’élèvent vers le spirituel, à la recherche d’une voie de délivrance et de guérison. 

Le caducée est l’emblème du commerce, et sous des formes différentes, l’emblème de certaines professions médicales.

Le caducée et la croix verte, sont les deux seuls emblèmes réservés aux pharmaciens dont l’usage est admis aux fins d’enseigne ou autres modes d’identification. Le caducée a été déposé en tant que marque collective en 1968 par le Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens, la croix verte en 1984.

Le dépôt est l’objet d’un enregistrement par l’Institut National de la Propriété Industrielle : c’est le dépôt comme marque collective qui autorise l’utilisation de ces emblèmes aux seuls pharmaciens. L’usage d’une marque collective n’est pas imposé, elle est réservée ou souhaitée par l’ensemble de la profession qui en partage la propriété.

Origine du caducée 

Le caducée est une sorte de sceptre qui atteste de la fonction de celui qui le porte. Apollon, Hermès, Esculape, qui était le véritable propriétaire du caducée dans la mythologie ? Cet « insigne du héraut », attribut de Hermès-Mercure, constitué par une baguette autour de laquelle s’enlacent deux serpents ailés symbolise le commerce. Selon l’Encyclopédie de Diderot et le Littré, le caducée est l’attribut de Mercure et c’est l’opinion que partagent les auteurs qui ont étudié le sujet. Certains revendiquent cette même dénomination au bâton serpentaire d’Esculape voire à la coupe d’Hygie enlacée par le serpent.

Le caducée pharmaceutique représente un serpent qui s’enroule, se redresse et renverse sa tête vers le bord d’une coupe. La coupe est celle dans laquelle Hygie, fille d’Esculape et déesse de la santé, donnait à boire au serpent du temple d’Epidaure. C’est vers le IXème siècle avant Jésus-Christ que s’établit en Grèce le culte d’Asklepios, dieu de la médecine représenté avec un bâton autour duquel s’enroule un serpent. Le serpent serait lié à l’art de guérir, à la fécondité et à la vie. Le bâton représenterait l’axe du monde, l’arbre de vie ou une arme magique. Le bâton d’Esculape aurait été utilisé pour la première fois comme emblème de la Médecine au VIème siècle.

Le serpent d’Epidaure enlaçant une coupe apparaîtrait, dès 1222, chez les apothicaires de Padoue comme symbole distinctif de la pharmacie, figurant comme motif principal de leur bannière. Il apparaît en France en 1820, à côté de la tête d’Hygie sur un jeton gravé par Barre pour la Société de Pharmacie de Paris, devenue depuis le décret du 5 septembre 1946, l’Académie de Pharmacie. L’usage de ce symbole n’était pas très répandu en France, lorsqu’en 1942 le Conseil Supérieur de la Pharmacie, à la demande du Secrétariat d’Etat à la Santé, le choisit comme emblème de la pharmacie française. Le modèle proposé par la Maison Draeger fut adopté, le seul dont les pharmaciens soient autorisés à se servir officiellement et publiquement, …qu’il s’agisse d’enseignes, lumineuses ou non, d’affiches, d’appositions sur papier de commerce ou de toutes autres signalisations d’ordre professionnel… selon le Bulletin de la pharmacie française de 1942.

Le caducée n’est plus utilisé pour la signalisation des officines il a été remplacé par les croix vertes qui prennent parfois des couleurs et des formes qui n’ont plus rien à voir avec la croix grecque. (source : https://artetpatrimoinepharmaceutique.fr )

patrice

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