Monaco 1984 Industrie pharmaceutique et de cosmétologie.

Monaco 1984 Industrie pharmaceutique et de cosmétologie.

Monaco 1984 Industrie pharmaceutique et de cosmétologie.

Monaco 1984 Industrie pharmaceutique et de cosmétologie. Epreuve signée par l'artiste Patrick Suiro.

L'industrie pharmaceutique est le secteur économique qui regroupe les activités de recherche, de fabrication et de commercialisation des médicaments pour la médecine humaine ou vétérinaire. C'est le sixième marché économique mondial derrière le pétrole, la nourriture, le trafic de stupéfiants, d'armes, et le trafic d'êtres humains[Information douteuse]. Cette activité est exercée par les laboratoires pharmaceutiques et les sociétés de biotechnologie.

Historique

La pharmacie la plus ancienne recensée dans l’histoire date de 754 . Ouverte à Bagdad par des pharmaciens arabes, sous le califat Abbasside, les sayadilas, elle a rapidement été rejointe par d’autres, initialement dans le monde médiéval islamique et, par la suite, en Europe.

Au XIXe siècle, nombre de pharmacies européennes et nord-américaines sont devenues des sociétés pharmaceutiques à part entière, et, de fait, la plupart des sociétés pharmaceutiques actuelles ont été fondées à cette époque.

Aux XXe siècle, les découvertes centrales des années 1920 et des années 1930 dans le domaine de la médecine, telles que la pénicilline et l’insuline, commencent alors à être produites en quantité industrielle et distribuées au détail. La Suisse, l’Allemagne et l’Italie ont des industries particulièrement puissantes, suivies de près par le Royaume-Uni, les États-Unis, la Belgique et les Pays-Bas.

Une législation est adoptée pour encadrer les expérimentations et approuver les médicaments qui reçoivent un label adéquat. La distinction est faite entre les médicaments nécessitant une ordonnance et les médicaments en vente libre au fur et à mesure que l’industrie pharmaceutique grossit et mûrit.

L’industrie pharmaceutique se développe sérieusement à partir des années 1950 à la suite du développement d’une approche systématique et scientifique, d’une meilleure compréhension du corps humain (en particulier avec l’ADN) ainsi que l’apparition de procédés manufacturiers plus sophistiqués.

Durant les années 1950, plusieurs nouveaux médicaments sont développés et sont ensuite, dans les années 1960, distribués en grande quantité. Parmi ceux-là, on compte la première forme de contraception orale, « la Pilule », la Cortisone ainsi que des médicaments pour le contrôle de la pression artérielle et pour d’autres maladies cardiaques. Le domaine des médicaments pour les maladies psychiatriques et dépressives se développe aussi. Le Valium (diazepam) est découvert en 1960 et commence à être prescrit dès 1963, devenant alors le médicament le plus prescrit de l’histoire de la pharmacie.

Pour encadrer le développement des sociétés pharmaceutiques, les gouvernements prennent de nombreuses mesures législatives. Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA), créée en 1906, est l'une des premières institutions étatiques à assurer le contrôle légal d'un marché jusqu'alors très libre. Elle est ensuite placée sous l’autorité du Ministère de la Santé de l’Éducation et du Bien-être à partir de 1953. En France, il faudra attendre 1993 et la création de « l’Agence du médicament » (aujourd’hui ANSM) pour voir apparaître un organe semblable.

En 1964, l’Association médicale mondiale publie la Déclaration d'Helsinki qui précise certaines règles de la recherche clinique et demande qu’un sujet donne son autorisation explicite avant de pouvoir être utilisé dans des tests cliniques pour des nouveaux médicaments. On demande alors aux sociétés pharmaceutiques de prouver l’efficacité des tests médicaux avant d’autoriser la mise en vente d’un nouveau médicament.

Jusqu’aux années 1970, cette industrie reste relativement circonscrite malgré un fort potentiel de croissance. Dans le cadre de la mondialisation et de la concurrence qu'elle a exacerbé, une course aux dépôts de brevets (qui permettent de protéger à la fois des produits et des techniques de production) a encouragé vers le milieu des années 1980 et dans les pays concernés, la création de partenariats commerciaux et de rachats entre de grandes firmes et les petits laboratoires de recherche ou start-ups qui peinent à survivre, entraînant un phénomène de concentration de la production et de la recherche pharmaceutiques, rapidement dominées par les plus grandes sociétés internationales qui maîtrisent les fonds et les structures. Ce phénomène de concentration s'est par exemple traduit en France en 30 ans (1970-2009) par une chute du nombre d'entreprises pharmaceutiques alors que leur taille augmentait et leur chiffre d'affaires était presque décuplé (multiplié par 7 en valeur à prix relatifs). La mondialisation disperse aussi la production : en 1970, le chiffre d'affaires de l'industrie pharmaceutique française était essentiellement réalisé en France (87 %). Cette part n'était plus que de 53 % en 20105.

Les années 1980 sont une période-charnière où l'industrie du génie génétique obtient la possibilité de breveter le vivant (OGM), et où la réglementation s'internationalise et devient plus stricte pour ce qui concerne la maitrise du risque sanitaire et environnemental. La génomique progresse rapidement, aidée par les progrès de la bioinformatique qui changent radicalement la manière de penser le médicament. C’est alors qu’apparaissent les premiers traitements pour lutter contre le SIDA.

Le médicaments sont principalement écoulés via la pharmacie d'officine et les hôpitaux. En France, le nombre des officines a fortement augmenté de 1963 au début des années 1980 pour se stabiliser vers 1985 puis légèrement diminuer (en raison des arrêtés limitant le nombre d’officines par zone à partir de 1994). Un débat existe sur l'opportunité d'ouvrir une partie de la pharmacie au non-pharmaciens et concernant les ventes de médicaments courants et à faible risque par Internet.

Au début du XXIe siècle, de nouvelles formes de recherche et de travail (par exemple basés sur un développement plus collaboratif de l'Open data en médecine) sur les médicaments laissent entrevoir de nouvelles perspectives pour le milieu pharmaceutique, dont pour les pays pauvres. Si jusqu’à présent la plupart de la recherche et du développement se basait sur la chimie et la biochimie, l'alliance de la bioinformatique, des biotechnologies et les nanotechnologies pourraient ouvrir de nouvelles frontières. (source : wikipedia)

patrice

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