Sao Tomé-et-Principe année du serpent 2013 bloc

Sao Tomé-et-Principe année du serpent 2013 bloc

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Sao Tomé-et-Principe, São Tomé-et-Príncipe ou Saint-Thomas-et-l'île du Princenote , en forme longue la république démocratique de Sao Tomé-et-Principe , est l'un des plus petits pays d'Afrique, qui occupe un archipel de l'Atlantique Sud situé dans le golfe de Guinée, à 239 km (São Tomé) des côtes du Gabon et 216 km (Principe) de la Guinée équatoriale.

Il est formé de deux îles principales, São Tomé et Principe, se trouvant entre les deux îles équato-guinéennes d'Annobón et de Bioko. L'ensemble du territoire couvre une superficie d'environ 1 000 km2. Le relief volcanique culmine à plus de 2 000 m, le climat est de type équatorial. L'agriculture — et notamment la production de cacao — conserve une place importante, mais l'exploitation attendue des hydrocarbures et le potentiel touristique ont fait naître de grands espoirs dans un pays pauvre, qui reste largement tributaire de l'aide internationale. Sao Tomé-et-Principe est une ancienne colonie du Portugal, indépendante depuis 1975, et sa langue officielle est le portugais.

Histoire

L'île de São Tomé, alors inhabitée, est découverte le jour de la saint Thomas, le 21 décembre 1470, par les navigateurs portugais João de Santarém et Pedro Escobar.

Débuts du commerce triangulaire de la traite négrière
Au cours du xve siècle, des colons portugais viennent s'y installer, notamment des nouveaux chrétiens, chassés par l'Inquisition, en ayant en ligne de mire le royaume du Kongo, accessible en six jours sur les côtes atlantiques plus au sud.

Les premiers contacts avec Nzinga Nkuwu, le souverain de ce royaume, s'étant déroulés pacifiquement, les Portugais vont progressivement mettre en place des échanges diplomatiques et commerciaux tripartites impliquant le royaume du Kongo, São Tomé et Elmina en Côte de l'Or (actuel Ghana), pays du peuple akan. Les produits manufacturés (étoffes, verroterie, alcool, armes à feu, etc.) en provenance de Porto ou Lisbonne étaient échangés contre des esclaves provenant des contrées lointaines ou des royaumes vaincus. Ces derniers étaient ensuite acheminés via São Tomé, vers Elmina et troqués contre de l'or pour servir de main d’œuvre dans les mines d'extraction du métal précieux. Ce sont les prémices du commerce triangulaire.

Pour défricher et mettre en valeur les riches terres volcaniques de l'île de Sao Tomé, avec la culture de canne à sucre, les Portugais vont faire venir en masse des côtes du royaume du Kongo, près de 4 000 captifs par an. L'île de São Tomé sera ainsi le théâtre de la première expérimentation la plus rentable de l'histoire sous les tropiques, à savoir la plantation de canne à sucre. Les colons ne rétribuaient, n'habillaient, ne logeaient, ni ne nourrissaient ces esclaves qui travaillaient plus de 14 heures par jour. Ces esclaves le faisaient d'eux-mêmes dans la luxuriante île.

Ce commerce a institué des relations tendues entre maîtres et populations noires initialement libres, réduites en captivité qui, sous l'effet de la démographie, vont largement surnombrer leurs maîtres et se révolter en formant des organisations de résistance appelés « Mocambo ». Pour contrer cette supériorité numérique, les Portugais vont encourager les croisements entre hommes blancs avec des femmes noires pour donner naissance aux Forros (ou Filhos da terra), en leur inculquant des valeurs européennes, de manière qu'ils défendent les intérêts de la population blanche. Il est également à rappeler que ce métissage est souvent le fruit de rapport de domination, de violences, de viol entre maîtres et esclaves.

Les Filhos da terra, mulâtres, nouvelle élite commerciale, se mettent à faire des razzias auprès des populations du Royaume kongo, y compris des nobles issus du lignage royal, afin de satisfaire l'explosion de la demande en esclaves, ce qui cause le désarroi d'Alphonse Ier du Kongo. Celui-ci écrit au roi Jean III du Portugal, pour dénoncer les abus de la traite, vaine tentative car la traite négrière est désormais indispensable à l’économie coloniale.

Avec la découverte du Brésil par Pedro Alvares Cabral le 23 avril 1500, le troc va se transformer en commerce triangulaire et prendre une ampleur insoupçonnée. Bien qu'ayant toujours comme objectif premier, la quête de l'or, les Portugais estiment désormais que la traite négrière, la culture de canne à sucre ou d'épices peuvent valablement la remplacer.

À partir de 1516, afin de fournir la main d’œuvre pour cultiver les vastes espaces du nouveau continent, les Portugais basés à São Tomé, vont devenir les intermédiaires incontournables dans l'approvisionnement des esclaves auprès des royaumes africains et leur acheminement vers le Brésil et les Caraïbes, en faisant escale dans les îles santoméennes. La traite négrière va devenir ainsi, la première source d'enrichissement de la couronne et des élites portugaises.

En 1595, un captif né sur l'île, nommé Amador et autoproclamé « roi de São Tomé », prend la tête d'une insurrection d'esclaves et embrase l'île. Les fils de la terre ne parviennent à réprimer la révolte qu'au bout d'un an. L'instigateur Amador est pendu en 1596 sur la place publique. L'expérience santoméenne ayant montré ses limites, les Portugais décident de transférer leur modèle éprouvé, de l'autre côté de l'Atlantique en démontant les moulins, les usines à sucre et les fours pour les reconstruire au Brésil, sans oublier les esclaves qui détiennent le savoir-faire agricole, abandonnant ainsi l'île à elle-même.

En 1620, le Portugal est le maître incontesté du commerce mondial par sa maîtrise de la mer au travers des caravelles, et de la traite négrière. Il a déjà déporté plus de 300 000 captifs et est rapidement imité par les autres pays européens (Angleterre, Hollande, Espagne, France, etc.).

Période post-esclavagiste

En 1876 l'esclavage est aboli sur l'archipel.
Le développement de l'archipel est très lent durant et après la période coloniale : au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, aucun lycée n'a encore été ouvert.

En 1953, la répression de la révolte de Batepá, provoquée par les brutalités liées au travail forcé, fait entre 100 et 1000 victimes selon les sources pour une population estimée à l'époque à 60 000 habitants.

République démocratique

L'archipel acquiert son indépendance le 12 juillet 1975 après la signature d'un accord à Alger, à la suite d'un vaste mouvement de grèves et de mutineries en septembre 1974, avec le président Manuel Pinto da Costa qui installe alors un régime marxiste fondé sur un parti unique, le Mouvement pour la libération de Sao Tomé-et-Principe. Plusieurs milliers de colons portugais émigrent au Portugal, ce qui prive le jeune État de presque tous ses cadres. Les plantations de cacao, qui représentent l'essentiel des exportations, sont nationalisées, mais la situation économique ne s’améliore guère. Le gouvernement obtient cependant des résultats importants en matière d’éducation et le taux d'alphabétisation devient l'un des plus élevés d'Afrique. En 1990, le multipartisme est instauré et le pays s'ouvre à la démocratie. Le chef de l'opposition, Miguel Trovoada, est élu président et met en œuvre sous la pression des institutions financières internationales des mesures économiques impopulaires qui déclenchent des mouvements de grève. Malgré des tentatives de putsch, le régime démocratique reste en place et connaît des alternances politiques.

Politique

En vertu de la Constitution du 10 septembre 1990, São Tomé-et-Principe constitue une république parlementaire démocratique et pluraliste. Depuis les élections législatives de 1991, le pays a connu de nombreuses alternances entre le Mouvement pour la libération de Sao Tomé-et-Principe – Parti social-démocrate (MLSTP-PSD), ancien parti unique, et divers partis du centre, dont le principal est actuellement l'Action démocratique indépendante (ADI).
(source : wikipedia)

patrice

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